Si, si, je suis toujours en vie ! Et de retour (tadam !), pour vous parler des films que j'ai vus cet été. Trous de mémoire obligent, je ne passe pas par ordre chronologique. Je dirais même plus : je commence par la fin. Comme j'ai vu une petite vingtaine de films depuis les vacances, je poste au compte-goutte. Première fournée !
[● REC]
Reprenant l'atout de la caméra amateur déjà utilisée dans le projet blair witch (que je n'ai d'ailleurs pas encore vu) ou dans coverfield, [● REC] bénéficie d'une mise en scène assez dévastatrice en matière d'horreur. Tout dans le suggéré, sans (ou presque) bains de sang (non, SAW ne fait pas peur. interdit au moins de 16 ans ? oui, précisément à cause des bains de sang.), le film respecte la bonne vieille recette de film d'horreur maison, sans gros clichés hollywoodiens (et pour cause, me direz-vous, on est à barcelone !).
Petite parenthèse sur les petites prouesses techniques (qui ne font pas la qualité du film, soit, mais qui valent le détour) de ce film. Comparons cette fois à cloverfield : d'accord, il n'y a pas de monstre énorme qui hurle dans tous les sens et déchiquette les batiments alentours. Cela n'empêche pas que, surtout en comparant les budgets des deux films, [● REC] est beaucoup plus fort techniquement. Si on y regarde de plus près, finalement les plans de cloverfield durent rarement plus de 2 minutes. [● REC] oscille souvent entre trois et quatre minutes (beaucoup de plans font plus de 5 minutes !!!). Donc je tenais tout de même à saluer cette jolie performance, assez impressionnante quand on y repense. Encore une fois, ça ne fait pas la qualité du film. Fermons la parenthèse.
Bien sûr, on n'a pas ici affaire à un film très philosophique. Éventuellement "de l'individu face à une armée de gros zombies dégueulasses prêts à tout pour le butter", mais ça s'arrête là. Mais je suis célèbre (dans ma famille (nucléaire) tout du moins) pour accorder, la plupart du temps, peu d'importance au fond des films. Et je ne ferai pas exception à la règle cette fois-ci : on s'en fout, de la qualité philosophique de [● REC]. On tremble, on tombe éventuellement amoureux de Manuela Velasco, un point c'est tout. Et c'est tant mieux.
On notera également un jeu très correct, voir très bon parfois, de la plupart des acteurs. Sans révolutionner le genre, ce film s'impose comme une bonne référence en matière de frissons. À voir !
Petite parenthèse sur son remake américain, "Quarantine" qui sort en octobre. Hum, oulah. J'ai peur. Ca ressemble, d'après le trailer, à un remake plan pour plan. Comparez la bande-annonce à celle de [rec].Mon dieu, ils portent même les mêmes habits... Ah, qu'ils sont drôles, les cinéastes américains... Rien que dans la bande-annonce, ça tombe déjà dans le commercial : des zombies qui se veulent terrifiants (complètement répugnants : la machoire en bouillie, les yeux visqueux), des "oh my god !!!!" à gogo, etc... ça m'a l'air assez pathétique. Le point le plus terrifiant : ils ont remplacé la jolie manuela velasco par le stéréotype de la pétasse en plastique de CNN. Horrible. Ah, et devinez où se passe le film. Je vous le donne en mille : Los Angeles, California ! Quelle originalité... À mon avis, si je vais le voir, Quarantine risque de me faire plus rire que hurler. À voir des acteurs américains tentant d'imiter scène par scène le sympathque bloc d'horreur espagnol originel. Mais bon, peut-être que je me trompe, et que Quarantine est une oeuvre d'art s'inscrivant aux côtés de grand films d'horreur comme Shining ou 6th Sense... j'aurais tendance à pencher pour le "peut-être pas". Réponse fin octobre.
Pulp Fiction
- I love you pumpkin.
- I love you, honey bunny.
(crie et monte sur une table)Everybody be cool, this is a robbery !!!
- Any of you fucking pricks move, and I'll execute every motherfucking last one of you !!!
Misirlou, générique de début.
Dès les premières minutes, on sent qu'on a affaire à un OVNI. Détrompez-vous, les "fuck" et "fucking" ont beau être plus nombreux que les marques de ponctuation, Pulp Fiction est à des années-lumières des grosses daubes américaines du genre. Découpé en quatre "parties", toutes le récit de mafieux américains, de braqueurs, etc... plus ou moins drogués.Un OVNI, vraiment. Des dialogues plus que truculents, du délire complet, un film qui se prend à peine au sérieux, le tout enrobé du décalage nécessaire, et saupoudré d'un John Travolta et d'un Bruce Willis aux jeux très efficaces. Un cocktail détonnant, à voir au plus vite.
Je vais vous avouer quelque chose : je ne me précipite pas au cinéma pour voir les adaptations de séries, particulièrement quand je n'ai pas vu la série d'origine. C'est donc avec des doutes que je suis allé voir Max la Menace. Surtout que Steve Carell m'avait particulièrement révulsé rien qu'en voyant la bande-annonce d' "Evan tout-puissant". Mais bref. On assiste donc au quotidien du pauvre Max, travaillant pour les services secrets US; un homme extrêment minutieux, mais avant tout paumé. Le type même de celui qui se fait rouler sur le pied par un chariot de packs de bière. Tout de suite, on a envie de crier au cliché de l'intello pas classe et donc rejeté, qui devient super-agent. Et c'est ça qu'est le film. Mais, car il y a un mais, c'est avant tout à prendre au troisième degré. Et on en arrive au potentiel divertissant de Max la Menace. Un film qui ne se prend absolument pas au sérieux. Dommage, effectivement. Mais tant mieux également. Car, dès lors qu'il n'y a plus d'enjeux cinématographiques, le délire est total, et les gags se savourent. Et, mine de rien, Steve Carell brille, avec son air de ne pas y toucher. Le film passe donc du coq à l'âne, tout le temps dans une parodie délirante (même sans être subtile) des films d'agent secret, et sans retenue, ni politiquement correct. Du plaisir donc, et une alternative sympathique à la série des Mr. Bean, qui commence à devenir (un peu) répétitive.
Je me mets vite à l'écriture de la suite !

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