15 août 2008

Allez, une déprime et au lit.

Vous connaissez cette déprime du vendredi/samedi soir ? Celle où vous n'arrivez plus à voir les points forts de votre vie distinctement, et où ses points faibles vous apparaissent cruellement nets et précis ? Celle-ci, heureusement, m'est maintenant mensuelle. Ca change des pays-bas. Passer de bihebdomadaire à mensuel, c'est sûr, ça ravive. Mais j'arrive quand même à déprimer ce soir. Peut-être parce qu'après ces six mois superbes à Berne, et dans la perspective d'une année crevante (le lycée + 3h30 de transports par jour, excusez du peu). Et peut-être aussi parce que j'ai vu le dernier batman. En plus, hier, j'ai mangé une pomme. Bref.

J'en viens quand même, après tout ce temps, à repenser aux pays-bas. Non pas que je regrette tout ce qui est arrivé, mais je regrette ce qui aurait pu arriver. Je ne peux m'empêcher de penser :"Est-ce que j'y ai mis assez de bonne volonté ? Est-ce que j'ai pas lâché un peu trop tôt ?". En bon scientifique et rationnaliste que je suis, je me reprends aussitôt, en me rappelant que j'ai laissé tomber deux semaines avant la Fin. Que voulez-vous qu'il se passe en deux semaines ? Et de toutes façons, je ne peux pas demander aux gens de m'aimer. Le courant n'est pas passé, point barre. J'inspire un bon coup, je pense à mes amis de Berne, mes vrais amis, et je tire un enième trait sur cette histoire.
Pourtant, en errant sur internet : sur les blogs, facebook, etc... je ne peux retenir un pincement au coeur en constatant que j'ai complètement disparu de la circulation là-bas. J'ai l'impression d'être un fantôme, qui a vaguement erré ici ou là pendant plus de trois ans. Mais je me rémète une fois de plus que les haguenois ont leurs raisons. Après tout, je n'avais qu'à pas venir au pays-bas. C'est bien fait pour moi. Nah.